Sujet: peut-on résumer JF? l'intrigue constitue-t-elle la part la plus importante de l'ouvrage?
Remarque préliminaire: le roman = une intrigue principale clairement identifiable dont on suit aisément le fil: une "aventure" qui procure le plaisir de suivre le déroulement chronologique d'une intrigue. JF semble ne pas entrer dans cette catégorie. question sous-jacente: JF est-il un roman comme un autre ou Diderot a-t-il voulu faire autre chose?
Plan possible:
I- Un ouvrage que l'on a du mal à résumer
1) que résumer?
- si l'on suit le titre, le voyage de jacques et de son maître: un ordre chronologique, des repères temporels avec huit journées, mais l'intrigue n'est guère palpitante, sauf à la fin où les événements se précipitent. Amène à laisser de côté les discussions multiples: dans le voyage, Jacques et son maître parlent plus qu'ils n'agissent: plus de discours que de récit...
-si l'on s'en tient à ce que laisse présager l'incipit, on se focalisera sur les amours de Jacques. Difficile: toujours interrompu, ordre chronologique pas forcément respecté. Là encore, très partiel puisque les autres récits sont passés sous silence et Diderot ne dit pas qu'un soit plus important que l'autre. Même l'histoire du chien de l'hôtesse amène à réfléchir sur le fait que l'on ne parvienne à se comprendre et que la communication soit diifcile au sein d'une société pourtant homogène. Même idée enfait que dans l'Encyclopédie où Diderot se refuse à trier, à dire ce qui est secondaire: article "épinette " au même rang que "fanatisme"...
on peut donc tout au plus se focaliser sur quelques épisodes, ce qui donne une vision très partielle ... ou rester très schématique en se contentant du récit-cadre. En fait, un ensemble trop riche pour être embrassé, comme peuvent l'être par exemple les films chorale (Short cuts de Robert Altman...)
2) comment résumer?
- rendre compte des interruptions incessantes, occasionnées par Diderot, par les aléas climatiques, par le brusque changement de direction du cheval de Jacques?
- rendre compte de l'arborescence de récits que Diderot met en place? en fait, pas un fil mais un éceveau où les fils sont entremêlés: tirer sur un fil, c'est en fait tirer sur un ensemble complexe, où la relance est constante: l'arrivée à l'auberge du Grand Cerf appelle l'histoire des Des Arcis et Pommeraye, qui appelle l'histoire de Richard, qui relance le débat sur les religieux...
II- Ce que l'on manquerait de JF à vouloir résumer l'oeuvre
1) Une galerie de portraits
- personnages multiples avec nombre important d'originaux: Gousse, Bigre, Jacques, des Arcis, l'hôtesse, le poète de Pondichéry. Chacun a son importance + principe même de la composition de Diderot: la bigarure, qui nous rappelle que la société est composée d'uindividus singuliers, qu'il n'y a que des exceptions et pas de type général (ex: des curés malfaisants comme de bons religieux: le confesseur de l'hôtesse; il ne faut pas tirer de règles)
- la recherche formelle menée par Diderot: les jeux avec le lecteur, la vivacité de l'écriture, souvent théâtrale. en fait, douce folie de cette écriture, elle aussi originale, qui ne veut ressemebler à rien de connu...
-tout ce qui est discours et pas récit: interventions du narrateur, dialogues de jacques et son maître. aspect philosophique: débat sur le fatlisme; condamnation de Mme de la Pommeraye avec, en toile de fond, interrogation sur la vetu et sa relativité. réflexion politique comme épisode sans importance apparente de la rébellion de Jacques à l'hôtel: débouche sur la remise en cause du statut de maître et d'esclave quand il est imposé de droit.
Ex d'introduction: La lecture d'un roman est en général motivée par la volonté de suivre des personnages dans le déroulement d'une aventure linéaire, qui constitue l'essentiel de l'ouvrage choisi et fait que l'on pourra la résumer. JF est un roman - du moins est-il le plus souvent répertorié au sein de ce genre. Pour autant, en dégager l'intrigue tient de la gageure. Qu'est-ce qui rend le résumé de cet ouvrage si ardu, JF ne cache-t-il pas autre chose qu'une intrigue dont on pourrait sans peine délier le fil?
Ex de conclusion: Il est donc malaisé de résumer cet ouvrage et, en fait, peu importe, puique, plus qu'une histoire, JF est avant tout une forme qui s'invente sous nos yeux et fait exploser les carcans; une libération de la parole qui interroge le lecteur sur des grandes questions philosophiques ou des débats littéraires. JF est un feu d'artifice: sa complexité en fait sa richesse.
je suis désolé de devoir te dire cela mais ton blog est super trop nul!!!!aucune information concrète importante et utile