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lettraugranier
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Une année de préparation du bac au lycée du Granier
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16.07.2007
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le duel dans roméo et juliette

le duel dans roméo et juliette

Posté le 05.01.2008 par lettraugranier
Sujet : quelles formes le duel prend-il dans RJ et quelle est l’importance des scènes de confrontation ?

Problématique précisée : en quoi l’importance des duels dans la pièce renforce-t-elle la vision pessimiste de Shakespeare sur le monde et sur l’homme ?
I- La joute oratoire : une amicale rivalité ?
1) Les confrontations ne mettent pas aux prises que des adversaires. On peut aussi se quereller pour le plaisir, entre amis donc. Le duel prend souvent ici la forme de la joute oratoire, comme dans cette ouverture où Samson et Grégoire se renvoient la balle à coups de sous-entendus grivois, pour savoir lequel des deux est le plus lâche. C’est souvent cependant Mercutio qui est au cœur des débats : la provocation semble son mode d’être et tant pis pour celui qui, comme Benvolio, n’a pas l’esprit assez vif pour lui répondre, quand il accuse l’innocent jeune homme de vouloir chercher querelle aux chiens et aux ombres notamment. Mercutio a plus de chance auprès de Roméo, revigoré par le succès de ses avances auprès de Juliette. Les bons mots s’enchaînent à l’acte II, interrompus par la nourrice, à son tour avidement moquée. Il y a une joie certaine à ces échanges : ils tournent le plus souvent autour d’un comique grivois et Roméo y fait preuve d’élan et de joie, lui qui est « redevenu lui-même » et cherche à nouveau noise à Mercutio.
2) Le jeu n’est peut-être pas cependant aussi innocent qu’il n’y paraît. En ce qui concerne Roméo et Mercutio, on sent une rivalité sous-jacente : aucun des deux ne veut en fait le céder à son compagnon, surtout pas le second qui ne peut accepter de se laisser dominer par son cadet, une « petite oie » blanche qui a pourtant bien de l’esprit. Mercutio n’irait pas jusqu’à se battre avec Roméo mais les constantes relances qu’il effectue montrent sa volonté d’en découdre constamment.
3) Il n’y a d’ailleurs jamais bien loin de la joute au combat. Les esprits s’échauffent et on en vient bien vite aux armes, comme si l’humeur belliqueuse mise en train par l’échange humoristique menait tout naturellement à la querelle et au meurtre. Samson et Grégoire s’énervent l’un l’autre sans doute pour s’ « échauffer » en vue de l’assaut contre les Capulet dont ils recherchent la présence. Mercutio prend bien vite les armes quand Roméo baisse la garde face à Tybalt. ce sont les personnages facétieux qui se révèlent en fin de compte les plus agressifs.
II- « Aux armes ! » : le combat entre les deux familles
1) Au cœur de cette problématique de la querelle se place bien sûr la confrontation entre les deux familles. Elle est tôt rappelée par le chœur et fonde la tragédie puisque c’est elle qui transforme la passion entre Roméo et Juliette en amour impossible. C’est un des mythèmes importants de la geste de Roméo et Juliette. Si l’échange amical peut tourner à la joute oratoire, on remarque bien vite que le dialogue est impossible entre les deux familles et le combat ne peut être qu’armé. Tybalt représente bien cette idée : il enflamme la querelle que veut pourtant apaiser Capulet et fait que les épées ressortent. Or Tybalt est incapable du moindre échange verbal, selon toute apparence : il est borné sur un sens très étroit de la famille et de l’honneur qui l’amène à radicalement vouloir racheter la présence au bal de Roméo par sa mort. Surtout, il agit mais ne semble pas capable de se hisser au niveau de Mercutio dans l’échange verbal : ses répliques sont pauvres et, incapable de répondre aux provocations, il ne lui reste qu’à tirer l’épée.
2) La pièce est dès lors pessimiste en ce qu’elle s’ouvre très vite par une agressivité des uns envers les autres. la première scène est une bataille totale entre les Montaigu et les Capulet. La haine est farouche et toutes les armes sont bonnes : l’espace scénique se peuple, d’autant que les habitants de Vérone entrent dans la danse, rivalisant d’agressivité avec les deux familles : tout s’enchaîne comme dans les batailles d’Astérix ; on cherche noise à propos de broutilles (« il est pas frais, mon poisson ? ») et tous semblent en fait bien contents de trouver matière à querelle, comme si se battre faisait partie des occupations normales de la population. Si le combat est rude, les mots le sont aussi. Ce n’est plus l’amical concours entre Roméo et Mercutio, mais l’on parle d’emblée de viol, de meurtre. Pour l’heure, cependant, le droit s’impose et Escalus restaure l’ordre dans la cité.
3) La bataille rangée est interdite. Est-ce à dire que la querelle s’apaise ? L’humeur belliqueuse prend un autre tour, le duel. Il oppose Roméo à Tybalt et Shakespeare retrouve des règles médiévales appliquées par exemple dans Richard II : quand deux camps se divisent, le conflit doit se résoudre entre les deux membres les plus représentatifs de chacun d’eux. Et c’est Roméo, bien aidé il est vrai par Mercutio, qui tue Tybalt. Certes, le destin est invoqué par le jeune homme mais il n’en reste pas moins qu’il n’a su, même soutenu par son amour pour Juliette, réprimer ses passions et son besoin de combattre.
III- Un mode plus général d’être au monde
1) Le conflit ne met cependant pas aux prises que des êtres que la longue tradition de la haine familiale oppose. A l’intérieur des familles même, la violence gronde et n’est jamais loin d’exploser. Ce sont alors surtout les générations qui s’opposent. Le clan des Capulet, celui où le feu brûle sans cesse, est sans doute le plus représentatif : Tybalt refuse les ordres de son aïeul, qui semble pacifique mais s’embrase lui aussi promptement. C’est Juliette qui est ici la cible : la jeune fille tient tête à son père qui explose, la renie, l’insulte durement. Le dialogue est là encore impossible.
2) Et au sein du duo idyllique des deux tourtereaux ? duel là encore… Rappelons d’ailleurs que Juliette, certes, se rapproche de « jewel », mais aussi, prononcé à l’anglaise, de « duel ». Certes, le désaccord est minime : le débat concerne le chant de l’alouette ou du rossignol qui se fait entendre un matin. Le désaccord est vite réglé car Juliette sait céder à Roméo et voit bien où se situe la raison mais deux conceptions ici se matérialisent : Roméo tient à sa vie là où Juliette veut le plaisir total et prolongé ; chacun est en somme dans une logique assez individualiste. Le couple est cependant cet endroit où on passe du duel au duo, et c’est dans le langage que l’échange se fait, comme dans ce beau sonnet que bâtissent à deux Roméo et Juliette dans la scène du bal.
3) Enfin faudrait-il évoquer un conflit cher à Shakespeare, le conflit intérieur, qui peut se matérialiser sous la forme du monologue délibératif. l’homme, dans une conception baroque, est déchiré : mentir ou non pour Frère Laurent ? se donner la mort ou fuir pour Roméo ? vivre sans Roméo ou se suicider pour Juliette ? Les décisions sont lourdes de conséquences et le drame est que, souvent, le conflit est résolu pour le pire…



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:: Les commentaires des internautes

merci
Posté par une désespérée le 26.01.2008
merci merci merci!!! j'étais complètement désespérée de ne rien trouver de valable sur roméo et juliette.je suis sauvée pour mon exposée merci! et bon courage pour les bacs blancs!

je galere sur mon exposé sur la querelle familiale
Posté par amelie le 02.04.2008
Merci c t tro galer et la jsui contente g trouver qqch

comment se passent les cours
Posté par macha le 06.05.2008
tu passes le bac L si j'ai bien compris? vous avez déjà étudier tous les livres??


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