Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
lettraugranier
Description du blog :
Une année de préparation du bac au lycée du Granier
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
16.07.2007
Dernière mise à jour :
13.10.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Jacques le fataliste (6)
· L'odyssée (6)
· Laclos (2)
· Le guépard (10)
· Pascal (9)
· Perrault doré (9)
· Roméo et juliette (8)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or lettraugranier
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· séquence roméo et juliette
· Engagement de Jacques le fataliste
· le duel dans roméo et juliette
· Guépard: programme de travail
· l'amour dans romeo et juliette

· les narrateurs dans Jacques le fataliste
· Le guépard: bendico, le bal, focalisation
· la religion dans le guépard
· monologue final de roméo
· la circularité dans le guépard
· romeo et juliette scène du balcon
· laurent et le baroque
· Mercutio
· incipit jf
· biographie de denis diderot

Voir plus
 

Statistiques 60 articles


Derniers commentaires

bonjour comment tu va ;je suis venue te rendre une petite visite mes je reviendrai ;ces bien ce que tu ecrie ;...
(Voir la suite)
Par patrick, le 24.10.2009

continues ce blog il est génial, ça aide vraiment pour le bac !!! :):)...
(Voir la suite)
Par Jude, le 14.10.2009

je trouve sa troop cool!!!! je pense que j'iarai souvent!!!!...
(Voir la suite)
Par soudani, le 08.10.2009

salut ! dans le texte de pascal qui commence par "ce n'est point de l'esace.... et qui fini par .de la morale"...
(Voir la suite)
Par anais, le 03.10.2009

salut ! dans le texte de pascal qui commence par "ce n'est point de l'esace.... et qui fini par .de la morale"...
(Voir la suite)
Par anais, le 03.10.2009

salut ! dans le texte de pascal qui commence par "ce n'est point de l'esace.... et qui fini par .de la morale"...
(Voir la suite)
Par anais, le 03.10.2009

bravo bravo...
(Voir la suite)
Par chanderlosCarnay, le 27.09.2009

bonsoir. vous avez un esprit assez pointu pour analyser le cadre esthétique de jf. pouvez-vous m'indiquer vot...
(Voir la suite)
Par ERIC, le 21.09.2009

le film n'est pas d'ettore scola mais de vittorio de sica....!...
(Voir la suite)
Par Dany, le 22.06.2009

héhé et vous êtes même pas conscientes que vous vous adressez à une prof de littérature... j'ai envie de dire ...
(Voir la suite)
Par Gwenaëlle, le 17.06.2009

merci beaucoup tout cela m'a été très utile =d bon courage pour jeudi :(...
(Voir la suite)
Par shii, le 16.06.2009

j'adore vos commentaires! un peu de rigolade en plein dans les révisions, ca fait du bien hi hi...
(Voir la suite)
Par Catherine, le 15.06.2009

bonjour, je suis désolée de vous laisser un message sur votre blog mais je n'avais pas votre adresse e-mail .....
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 13.06.2009

je trouve ce texte tout à fait redondant et un piètre résumé du divertissement selon pascal...
(Voir la suite)
Par anonyme, le 11.06.2009

j'ia lu ta question sur si il fallait envié roméo et juliette et je pense que non car leur amour n'a pas eu le...
(Voir la suite)
Par emi, le 10.06.2009

RSS

Recherche
Recherche personnalisée

Divertissement

Divertissement

Publié le 11/12/2008 à 12:00 par lettraugranier
Quelle conception de l’homme se cache derrière la théorie du divertissement ?

I- Un effet de la misère de l’homme
1) L’homme est un être imparfait
Le divertissement prouve que l’homme est malheureux. Si l’homme se divertit, c’est qu’il a besoin de se détourner de la misère de sa condition : il n’a su se guérir des maux que sont son incomplétude et sa folie (« n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance »). L’homme est un mortel limité, qui sens bien que sa présence n’est pas nécessaire à l’ordre du monde, qu’il aurait pu ne pas être sans que l’ordre de l’univers en soit changé (« je sens que je puis n’avoir rien été », nous dit Pascal en exprimant une de ces vérités du cœur, indémontrable mais indubitable). Pascal, dans la liasse VIII, multiplie alors les formules négatives, en usant presque de pléonasmes pour insister sur ce malheur de l’homme : « le malheur naturel de notre condition faible et mortelle, et si misérable que rien ne peut nous consoler lorsque nous y pensons de près ». L’homme est vain et c’est ce qui l’amène à se divertir.
2) Pour cacher sa misère l’homme se divertit.
Le divertissement est en effet une conséquence de cet état malheureux de l’homme. Le but est simple : se rendre « heureux », un terme que Pascal répète sans cesse. L’homme veut « être heureux et ne veut qu’être heureux ». Il lui est alors nécessaire d’oublier tout ce qui fait le tragique de sa condition, et se détourne vers le divertissement, que Pascal définit ainsi : « occupation violente et impétueuse qui les détourne de penser à soi ». Il prend l’exemple de ce père de famille qui a perdu son fils et se lance dans une agitation qui lui fait fuir la pensée de la mort.
3) L’homme cède alors à une multiplication de vaines – et folles – occupations.
Pascal donne des exemples de ce qu’est le divertissement. Ce sont d’abord les « offices », c’est-à-dire les professions que nous exerçons parfois sans autre efficacité de nous occuper. Ce sont aussi les occupations de ceux que l’on appelle les « honnêtes gens », qui fréquentent la cour ou les milieux mondains. L’art de la conversation, les jeux comme le billard, la danse… Pascal réserve une place particulière à la chasse, dont il fait ressentir l’absurdité par l’usage de périphrases : chasser, c’est courir derrière un lièvre … et une balle, c’est « voir par où passera ce sanglier que les chiens poursuivent avec tant d’ardeur depuis six heures » … rien de bien palpitant quand on y pense ! Ces occupations sont en général en lien étroit avec cette passion que Pascal condamne parmi les autres, la concupiscence. Dans le divertissement, on cherche aussi à posséder : on achète des charges et on va jusqu’à la guerre (assiéger une ville : voilà qui occupe en effet…). Ce divertissement est par ailleurs sans fin. Dès que le désir est assouvi, il faut le relancer par un nouveau désir : « ainsi s’écoule la vie » ; les hommes sont pris par la « nature insatiable de leur cupidité ».

II- Un phénomène qui souligne le tragique de la condition humaine
1) L’homme, de quelque condition qu’il soit, est incapable de ne pas se divertir
Pascal utilise des formules qui insistent sur la négation du pouvoir qu’aurait l’homme à résister au divertissement : « il […] ne peut ne vouloir pas l’être », « on ne peut demeurer chez soi avec plaisir ». Nul ne peut de fait échapper au divertissement, qui est comme un réflexe de survie. Il suffit de relever les sujets employés par Pascal dans la liasse pour s’en rendre compte. Qui se divertit ? « l’homme », « les hommes », « nous », c’est-à-dire chacun d’entre nous. Même celui qui devrait être le plus heureux est forcé de se divertir : le roi, un homme en somme comme les autres, qui a besoin de sa dose d’occupation pour ne pas tomber dans le désespoir face à sa condition : « un roi sans divertissement est un homme plein de misères ».
Pascal, dès lors, observe le divertissement mais ne le condamne pas. Il laisse cette tâche aux « philosophes », un terme qu’il emploie avec un certain mépris, c’est-à-dire à ceux qui réfléchissent dans l’abstrait sans prendre en compte la nature de l’homme. Pascal, lui, comprend la tendance au divertissement : « sans divertissement, il n’y a point de joie ; avec le divertissement, il n’y a point de tristesse ». Comment le repousser ?

2) L’étude de soi est un idéal … par trop inaccessible
C’est d’autant plus vrai que contempler ses misères, par un exercice continu d’introspection, est bien difficile. La solitude s’impose à qui veut observer ce qu’il est. Certes, elle peut être « plaisir » quand elle débouche sur la « contemplation ». Elle est cependant ardue ; le risque est celui de l’ennui (« l’ennui de manquerait pas » : notez le conditionnel qui montre que la solitude contemplative est un vœu pieux). La retraite est même dangereuse : « la mort est plus aisée à supporter sans y penser que la pensée de la mort sans péril ». On rejoint la célèbre maxime de La Rochefoucauld, pour qui deux choses ne peuvent s’observer ne face, le soleil et la mort.

3) L’homme est alors dans un dilemme sans fin
L’homme ne peut donc passer son temps à observer son sort et sa misère. Le divertissement, cependant, n’est qu’un bonheur factice car il n’apporte la paix ni à soi ni aux autres. Pascal l’exprime par des synonymes au divertissement, qui sonnent comme autant de termes de condamnation : « agitation », « tracas », « bruit et remuement ». L’homme est donc malheureux car il se laisse aller à des occupations futiles auxquelles il ne peut échapper … et qui lui cachent la misère de sa condition.

III- Le divertissement est malgré tout une marque de la grandeur de l’homme.
1) L’homme cherche un idéal
L’homme, en se divertissant, montre qu’il est à la rechercher d’un accomplissement, de ce qui le rendrait heureux. Il cherche une amélioration de sa nature, un chemin vers la « joie » que seule la fréquentation de dieu peut lui apporter. Se divertir, c’est aussi prendre conscience de l’incomplétude de notre condition.
2) L’homme se sait imparfait
Ce que montre le divertissement, c’est que l’homme serait capable de connaître sa faiblesse mais qu’il ne le veut pas. Il se tourne alors inconsciemment vers l’agitation. Il existe cependant des âmes plus lucides pour démonter les mécanismes du divertissement : c’est Pascal, qui montre la grandeur de sa pensée en exprimant sa conscience pleine des insuffisances de l’homme. Comme il l’exprime par ailleurs, un animal n’a pas conscience e sa misère, c’est en cela que l’homme est supérieur.




:: Poster un commentaire ::

Votre commentaire : Obligatoire
Votre nom :
Votre adresse email :
(Non publiée)
Votre centerblog : http://.centerblog.net
 

:: Les commentaires des internautes ::

anonyme le 11/06/2009
je trouve ce texte tout à fait redondant et un piètre résumé du divertissement selon Pascal