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Nom du blog :
lettraugranier
Description du blog :
Une année de préparation du bac au lycée du Granier
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
16.07.2007
Dernière mise à jour :
13.10.2009

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Laclos et les Lumières

Laclos et les Lumières

Publié le 17/04/2009 à 12:00 par lettraugranier
Correction de la P5 : les LD, une œuvre des Lumières ?

Intro : une forme qui correspond bien au 18ème : roman long, épistolaire (comme chez Diderot ou Rousseau) qui laisse une grande liberté d’interprétation au lecteur, un mélange des registres (comique et tragique, didactique, pathétique, polémique).
Et pour les idées ? Comment Laclos se sert-il des Lumières ? Fidélité ou perversion de l’héritage ?

I- Une volonté d’enseigner au lecteur :
1) Intention affichée dans la Préface et qu’avère la fin de la fiction où le péché est puni (morts de Valmont et Tourvel, vérole de Merteuil, Cécile vouée au silence). Une fin du roman occupée par les « voix vertueuses » : Danceny revenu dans le droit chemin, Rosemonde et Volanges.
2) Des ambiguïtés cependant : jeu de la double préface ; difficulté à trouver une leçon comme dans un apologue : on apprend a- que la seule morale est que la société est immorale ; b- qu’il y a du bon et du mauvais dans chaque homme. Ambiguïté également de la fuite de Merteuil : une punition incomplète pour le personnage le plus vicieux.
3) Un regard complaisant sur le vice ? Laclos n’est pas Sade mais : Valmont et Merteuil sont les correspondants les plus réguliers et les plus brillants (comique, talent d’écriture et art de la feinte comme avec l’épisode de Prévan). Les moments de vice sont les morceaux de bravoure du livre : lettre écrite sur le dos d’Emilie, lettre de Cécile à Danceny dictée par Valmont …En comparaison, le langage de la vertu est moins inventif, plus stéréotypé. Une différence entre vice et vertu qui transparaît bien dans le film.

II- Une réflexion rousseauiste sur la nature et l’éducation
1) Le libertinage ou maîtriser la nature. La grande idée libertine est de se former, de réfréner la nature qui nous dicte les instincts : lettre 81 de la Marquise, nécessité de rupture après l’acte amoureux. Le libertin fait donc prévaloir l’intelligence et le contrôle sur le naturel.
2) Cependant, la nature ne peut être tout à fait contrariée. On peut prendre au pied e la lettre la formule de Valmont : « ce n’est pas ma faute ». De fait, il est bien dominé par la passion amoureuse (qui le pousse même au suicide chez Frears) ; il pourrait s’appliquer à lui-même la métaphore de la pente qu’il utilise pour la Présidente). Même la Marquise est dominée par ses instincts, qui le poussent d’un homme à l’autre et l’empêchent de s’attacher à quiconque : « passion de la liberté », selon la formule de Jean Goldzink). Avec Merteuil, on va en tout cas contre l’idée que l’homme est bon par nature.
3) La question de l’éducation : on rejette, dans la lignée des Lumières, l’idée d’une éducation cloîtrée (celle du couvent et du mari : elle ne crée que des ingénues comme Cécile). Cependant, à l’inverse de chez rousseau, il n’y pas d’idée que l’homme soit perfectible et que l’éducation puisse l’améliorer : les pulsions dominent, comme chez Cécile qui ne peut devenir qu’une « machine » sensuelle … et préfère à défaut retourner à l’univers carcéral du couvent.
III- Le libertin comme modèle du 18ème siècle ?
1) Une volonté de s’affranchir : des règles sociales, des obligations rattachées à un sexe, des commandements de l’Eglise (Valmont et son ironie blasphématoire).
2) Mais, comme chez Sade, cette volonté inverse les idéaux des Lumières : la « guerre » et non la concorde, le culte du moi et non la vie sociale, le mensonge et non la transparence, la manipulation et non la pitié. Le roman de Laclos montre donc comment les valeurs des Lumières peuvent se pervertir…
3) Le libertinage finit par tourner court : la marquise ne peut aimer et Valmont semble ne s’épanouir que d’être avec celle qui lui ressemble et qu’il ne peut atteindre (logique de la surenchère propre au libertinage). Aucune descendance donc pour ces libertins, qui scient la branche sur laquelle ils sont perchés.




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:: Les commentaires des internautes ::

Anonyme le 13/06/2009
bonjour, je suis désolée de vous laisser un message sur votre blog mais je n'avais pas votre adresse e-mail ...
je suis en train de réviser le programme sur les liaisons dangereuses et je me suis rendue compte que je n'avais pas la correction du dernier devoir fait en classe qui se portait sur madame de Rosemonde et madame Volanges ainsi que sur la relation entre Valmont et Merteuil mit en lumière par Frears, je voudrais savoir s'il est possible que vous m'envoyez la correction par e-mails'il vous plais.
voici mon adresse : stars_of_cctv@hotmail.fr
je vous remercie d'avance.
wessame