A propos de ce blog


Nom du blog :
lettraugranier
Description du blog :
Une année de préparation du bac au lycée du Granier
Catégorie :
Blog Littérature
Date de création :
16.07.2007
Dernière mise à jour :
07.11.2012

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Perrault doré (9)
· L'odyssée (9)
· Roméo et juliette (8)
· Pascal (10)
· Lorenzaccio (6)
· Jacques le fataliste (6)
· Le guépard (10)
· Laclos (2)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or lettraugranier
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· séquence roméo et juliette
· l'amour dans romeo et juliette
· dissertation seconde: lire un livre qui nous éloigne du monde ou nous y ramène?
· correction monologue délibératif
· contes (travail de Chloé)

· le duel dans roméo et juliette
· monologue final de roméo
· Engagement de Jacques le fataliste
· la scène du balcon
· Laclos et la peinture du 18ème (synthèse de travaux d'élèves)
· Pascal et la religion
· Les surnoms de Lorenzo
· les figures d'opposition chez Pascal
· Le peuple dans Lorenzaccio
· les narrateurs dans Jacques le fataliste

Voir plus 

Statistiques 70 articles


Derniers commentaires Recherche

Pascal et le classicisme / Pascal et le pessimisme

Pascal et le classicisme / Pascal et le pessimisme

Publié le 24/01/2009 à 12:00 par lettraugranier
Correction du DS – Pascal
Sujet 1 : le principe classique « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » peut-il s’appliquer à Pascal ?
Sujet 2 : Le fragment « Condition de l’homme. Inconstance, ennui, inquiétude » peut-il rendre compte de l’ensemble des pensées développées dans les liasses à l’étude ?
Les erreurs à ne plus commettre :
• Erreur méthodologique : dans l’introduction, il faut rappeler la citation de Boileau (sujet1) et celle de Pascal (sujet 2). Ces sont les termes de la citation que le devoir doit observer et discuter.
• Attention à vos citations : trop de passages ne sont pas cités exactement
• Il faudrait moins insister sur la réflexion religieuse de Pascal : le péché originel explique que l’homme ne soit pas parfait, mais les causes d’erreurs de l’homme sont diverses : choix de la distraction, disproportion de son être avec la grandeur de l’univers, difficultés à prononcer un jugement sûr sur tout ce qui dépasse le domaine de la science.
• Une nouvelle fois, Pascal n’est pas un auteur totalement pessimiste : ne jamais oublier la grandeur de l’homme dont il parle souvent. Pascal n’est pas non plus sceptique : il dit bien que l’homme ne peut douter de tout et qu’il possède des certitudes par le cœur et la raison.

Sujet 1 : ce qui est impliqué par le sujet : appartenance de Pascal au mouvement classique ? (sous-entendu : Pascal n’a-t-il pas conservé des modes de pensée baroque ?). Deux points à observer et à mettre en relation : la conception (=la pensée) claire / l’expression claire.

Intro : rigueur du style classique : tragédies régulières de Racine, tableaux de Poussin, jardins symétriques de Le Nôtre.
I- Un livre qui constitue une ébauche (plutôt qu’un brouillon) et manque donc de clarté
1) Rappel : une apologie de la pensée chrétienne … qui dépasse de loin son projet religieux (aussi écrit politique, ontologique ; réflexions sur la justice, sur la connaissance)… et que Pascal n’a pu achever.
2) C’est une cause majeure de l’impression de confusion : fragment inachevés ou peu expliqués. Une fulgurance elliptique et parfois peu parlante.
3) Cependant, certains fragments sont bien plus achevés. Pascal y montre qu’écrire de façon rigoureuse est largement à sa portée : argumentation nette et souvent illustrée ; phrases longues mais claires et tenues ; rigueur des parallélismes de construction et des symétries ; précision du vocabulaire : très lisible pour un lecteur lettré du 17ème.
II- Un rapport à la connaissance fragile.
1) L’homme peut connaître et « bien concevoir ». Un animal doué de raison qui peut se servir de sa capacité de réflexion. Quand la raison rencontre des limites, c’est le cœur qui prend le relais : capacité de l’homme à discerner instinctivement la justesse de certaines vérités.
2) Toutefois, idée que la connaissance de l’homme est limitée : l’homme « incapable et de vrai et de bien ». Au final, les vérités importantes lui échappent. C’est que les causes d’erreur et d’errance sont multiples.
3) Pascal exprime son doute, même s’il n’est pas sceptique : l’homme multiplie les formulations contradictoires (sur le bonheur, le souverain bien, le juste). L’écriture de Pascal est alors souvent plus une écriture de recherche, y compris sur des thèmes comme l’existence de Dieu.
III- De ce rapport à la connaissance naissent des formulations contradictoires
1) L’homme peut savoir et Pascal lui-même s’exprime avec certitude, surtout quand il exprime les « vérités du cœur » : phrases affirmatives ; allure de maxime des fragments…
2) Un Pascal moins serein existe : de nombreuses répétitions à la recherche du mot juste (comme s’il n’était jamais satisfait des formules employées) ; questions sans réponses ; anacoluthes qui viennent dire un déséquilibre.
3) En fin de compte, de quoi Pascal est-il sûr ? du fait que sa connaissance soit limitée et qu’il ne peut pas tout dire sans se tromper. Un auteur du paradoxe…
CCL : à l’image de Versailles : façades, jardins à la française / bosquets et sombres forêts…

Sujet 2 : il faut définir les trois termes employés par pascal + sous-entendu : le fragment n’est pas un résumé de l’ensemble des liasses : absence du basculement de la misère à la grandeur.

Intro : vision de Pascal par Voltaire : un « misanthrope sublime », ce que confirmerait le fragment donné. Pascal n’est-il cependant que le penseur désespéré de la misère de l’homme ?
I- « Inconstance, ennui, inquiétude »
1) Inconstance : terme baroque : le mode change constamment, de même que l’homme (il suffit d’un peu moins ou plus de boisson pour le faire changer d’avis). L’homme agit selon des « modes » ou des coutumes qui évoluent selon le temps et l’espace. De là une incapacité à établir quoi que ce soit de stable, dans le domaine du vrai, du bien, du juste.
2) Ennui : 1er sens : l’homme est empli de contrariétés et ne sait jamais comment se comporter : quel bien poursuivre, comment considérer autrui quand une simple rivière le désigne comme ennemi … ? 2ème sens : ennui car la solitude de l’homme le renvoie à son insuffisance et à sa finitude. D’où le divertissement inventé pour échapper à la misère : un bonheur factice … mais inévitable.
3) Inquiétude : repoussée par le divertissement mais pas occultée. Nous sentons que nous sommes capables de penser mais nous délaissons l’intelligence au profit du jeu. La pensée de la mort nous poursuit. Nous ne savons à quelle vérité nous vouer. Inquiétude même face à ce dieu janséniste qui se montre peu … et procure parfois plus d’angoisse que d’espoir.

II- Cependant, pascal n’est pas si austère que son image caricaturée.
1) La pensée religieuse de Pascal peut procurer une rémission au désespoir. Augustinisme certes, élus peu nombreux ; mais on peut toujours espérer entrer dans les grâces divines. Il faut se comporter au mieux pour attirer la miséricorde divine. Et pour ceux que Dieu ne choisira pas ?
2) En tout homme, il y a en fait un germe de grandeur qui le place au dessus de l’animal et réside dans sa faculté à penser : un « roseau pensant », même si la pensée met surtout en avant ses propres insuffisances.
3) L’homme pascalien (comme celui de Voltaire) est perfectible. C’est à lui qu’il appartient de choisir de se comporter au mieux. Sa vie ne sera sans doute pas idéale mais il aura pu vouloir être fidèle à ses principes. Pour cela, il faut cultiver ce qui fait notre grandeur : la pensée.

:: Les commentaires des internautes ::

alessi le 12/05/2009
salut,
merci pour avoir creer ce blog,il est utile :-)
tu t'appelles comment?? :D


Max le 24/01/2010
très bons plans! J'avais l'ordre du plan 2 en tête mais j'avais du mal a mettre les parties en relation.
Ceci m'a beaucoup aidé, merci beaucoup!